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AOUT 2007 Vétérinaire homéopathe et comportementaliste : une collaboration réussie Lorsque les propriétaires de Queen me contactèrent pour la première fois, ils étaient à bout de nerfs. Leur braque allemand de 3 ans était d’après eux incontrôlable, nerveux, tendu en permanence. Il ne supportait pas l’absence de ses maîtres, son anxiété se traduisant par des destructions, des hurlements et des gémissements. Il venait d’arracher une porte en bois dans une chambre d’hôtel où ses maîtres l’avaient laissé seul quelques minutes à peine. Il avait une façon toute particulière d’accueillir les visiteurs, même les amis, qui avait mis plus d’une fois ses propriétaires mal à l’aise. Au cours de l’entretien avec tous les membres composant le système familial, je pus prendre la mesure exacte des difficultés rencontrées. Queen entendait garder le contrôle de sa meute : se couchant en travers de mon chemin, il m’interdisait de circuler dans la pièce, avait attrapé ma veste et mon stylo et s’amusait beaucoup des tentatives inutiles de ses maîtres pour les récupérer. Sans me préoccuper des gesticulations du chien, j’expliquais à toute la famille les bases du fonctionnement normal d’un chien et leur détaillais en quoi certaines de leurs attitudes -incompréhensibles pour Queen- généraient des réactions non souhaitées de sa part. Je leur proposais immédiatement des changements : ils devaient dorénavant se comporter en leaders, poser et faire appliquer leurs nouvelles règles calmement mais assurément. Pour commencer, la gamelle de nourriture n’était plus laissée à la disposition du chien, ses incessantes demandes de jeux et de câlins n’étaient plus récompensées, ses lieux de couchage furent déplacés. Le bilan téléphonique qui suivit quelques jours plus tard ne fût pas brillant : Queen résistait fortement aux changements, avec l’apparition d’une nouveauté : il faisait dorénavant ses besoins dans la maison. Ce comportement n’était pas à proprement parler inquiétant, au contraire : c’était la preuve que le chien sentait la situation évoluer, que ses maîtres prenaient peu à peu le dessus, et il résistait au maximum en leur faisant bien comprendre qu’il entendait garder le contrôle. Les propriétaires étaient excédés et déçus de ne pas voir apparaître des améliorations. Je m’aperçus qu’il ne serait pas aisé d’arranger la situation aussi rapidement que souhaité par les propriétaires, et que leur seuil de tolérance risquait vite d’être atteint. C’est pourquoi je leur proposais de faire appel à un vétérinaire homéopathe, afin de soutenir la thérapie comportementale en cours avec un traitement médical léger. Les fleurs de Bach, les granules et préparations homéopathiques aidèrent toute la famille, y compris le chien, à mieux supporter le travail de longue haleine que je recommandais. En quelques semaines, Queen avait beaucoup moins de sautes d’humeur et supportais moins mal les trajets en voiture. Ces petites améliorations suffirent à redonner du courage aux propriétaires, qui mirent un point d’honneur à faire évoluer le comportement de leur compagnon. Quelques mois plus tard, les résultats étaient flagrants. Le traitement médicamenteux, quel qu’il soit, ne remplacera jamais une thérapie, mais il peut venir en soutien, alors qu’un travail de profondeur est entrepris. L’histoire de Queen est un exemple d’une collaboration réussie entre vétérinaire homéopathe et comportementaliste. Laurence Bruder Sergent comportementaliste article paru dans SANTE PRATIQUE ANIMAUX
septembre 2007 Les professions de comportementaliste et d’éleveur peuvent se compléter à plusieurs niveaux : si le travail du premier est – entre autres – de faire naître des individus en bonne santé et représentatifs de la race à laquelle ils appartiennent, celui du comportementaliste consiste à étudier le comportement canin, à aider l’humain à s’adapter à la réalité animale pour mieux communiquer avec lui. Le comportementaliste Grâce à sa formation en éthologie, ce spécialiste des relations entre l’humain et le chien va pouvoir sensibiliser l’éleveur de façon préventive sur : - l’importance d’une atmosphère calme et apaisée pour la chienne gestante. Il peut anticiper les retentissements d’un stress intense pendant la gestation, informer l’éleveur sur les moyens d’éviter les traumatismes et les situations à risques - les meilleures conditions à réunir pour faire naître et grandir des chiens équilibrés : les chiots ont besoin de rencontrer des stimulations variées afin de préparer au mieux leur adaptation dans leur nouvelle famille - les moyens d’éviter de créer des attitudes de peurs par maladresses ou méconnaissance De plus, les éleveurs n‘ont pas toujours le temps de donner les conseils aux acheteurs de leurs chiots, et certaines personnes ne savent pas comment s’y prendre pour intégrer l’animal dans son nouvel environnement, surtout lorsqu’il s’agit d’un premier chien. Le comportementaliste pourra conseiller l’éleveur et les familles adoptantes quant aux règles de bases à connaître pour réussir cette intégration, notamment parmi d’autres animaux, en présence d’enfants, ou encore dans un contexte différent de celui de l’élevage. Il arrive aussi qu’un comportementaliste concoure à solutionner des conflits au sein des chiens composant l’élevage. Ainsi, une éleveuse de chihuahua me demanda un jour de l’aider à résoudre des problèmes d’agressivités entre plusieurs de ses étalons. Malgré tous les soins que les éleveurs prennent de leurs animaux, les accidents ne sont pas tous évitables. Il peut arriver qu’un chien se blesse ou vive un traumatisme : il faut alors agir sans tarder pour éviter que des attitudes de peurs, d’agressivité ou de perte de contrôle ne s’inscrivent dans l’esprit du chien comme la seule réponse possible face à une situation stressante. Le comportementaliste peut accompagner l’éleveur dans le travail de reprise de confiance qui s’impose. Il est aussi apte à prévenir d’éventuels troubles du comportement, ou intervenir lors de problèmes relationnels entre maîtres et chien. Certains éleveurs n’hésitent pas à adresser leurs clients à des comportementalistes, lorsque des attitudes nouvelles surviennent et que les propriétaires n’en saisissent pas les causes. L’éleveur Les éleveurs quant à eux, de par leurs expériences et leurs savoirs, peuvent renseigner les comportementalistes confrontés à une situation problématique avec un chien d’une race spécifique : certaines races sont rares et les comportements de leurs représentants sont parfois différents de ceux des autres chiens. Un chien de type molossoïde n’aura pas les mêmes réactions qu’un yorkshire face au danger. L’éleveur est une source de renseignements pour comprendre certaines attitudes. Ainsi, au début de mon exercice, je fus confrontée à des incompréhensions face à un grand chien japonais, et une éleveuse d’akita inu m’apporta tout son savoir pour m’aider à solutionner le problème rencontré par les maîtres. Certains éleveurs organisent des réunions pour leurs clients avec la présence d’un conseiller en comportement canin, qui intervient afin de les familiariser au fonctionnement du chien (qui appartient à une autre espèce que l’espèce humaine, nous avons parfois tendance à l’oublier !) ou pour expliquer les attitudes incomprises, et intervenir si nécessaire pour les solutionner. Laurence Bruder Sergent comportementaliste paru dans SANTE PRATIQUE ANIMAUX
octobre 2007 On confond souvent l’éducation de l’animal et la compréhension de ses comportements. Une mise au point parait nécessaire, puisque même certains professionnels du monde canin s’y perdent. Le travail d’un éducateur canin consiste à aider les propriétaires à se faire obéir par leurs chiens. Il utilise les méthodes de dressage (notamment les techniques d’apprentissage et de conditionnement) pour apprendre différentes actions au chien : revenir à l’appel de son maître, ne pas tirer sur la laisse, s’asseoir sur demande, ne bouger que sur ordre, etc. Le comportementaliste quant à lui, s’occupe de la relation qui lie l’homme à l’animal familier (chien, chat, éventuellement cheval). Sachant que l’apparition de comportements non désirés est souvent le fruit de problèmes existant dans tout le système familial, il s’intéresse au contexte relationnel dans lequel évolue l’animal. D’autre part, ayant étudié l’éthogramme de l’espèce en question (c’est le répertoire des comportements d’un animal), il l’explique aux propriétaires parfois démunis devant certaines attitudes émises, et les aide à réduire, voire corriger celles qui posent problème. Chacun son rôle…. Nombre de comportements indésirables du chien sont le résultat de dysfonctionnements au sein de la relation maître/animal, et les seules techniques de conditionnement ne sont pas efficaces pour les solutionner. Par exemple, en présence de comportements autocentrés, comme les léchages excessifs ou l’automutilation : en quoi un dressage pourrait il réduire l’angoisse de votre compagnon ? En rien. Et qu’en est il du cas d’un individu ayant acquis depuis longtemps les règles de propreté dans la maison, qui devient soudainement malpropre ? ou encore de celui qui s’adonne aux destructions du foyer en l’absence des maîtres ? Il s’agit d’abord de comprendre ce qui, dans la relation entretenue avec les propriétaires, le met dans un tel état, pour mieux intervenir sur le quotidien des uns et des autres et réduire ces attitudes gênantes. Le faire tourner en rond dans un cours de dressage n’arrangera rien à ces problèmes. A l’inverse, lorsqu’un propriétaire demande à être secondé pour apprendre à son chien à marcher sans tirer sur sa laisse, l’intervention d’un comportementaliste n’est pas nécessaire : l’éducateur est compétent pour ce type de tâches. Mais des interventions pouvant être complémentaires Par contre, lorsque l’on se trouve dans le contexte d’un chien qui se prend pour le leader de la famille, et que ses propriétaires n’arrivent à contrôler ni dans la maison, ni à l’extérieur, il peut s’avérer utile de coupler une thérapie comportementale avec des leçons de dressage. Le comportementaliste expliquera alors aux maîtres quelles sont les règles de base de la communication canine et du comportement, afin de faire en sorte de rendre la situation hiérarchique claire et compréhensible pour le chien. L’éducateur apportera sa compétence pour la partie relevant du dressage proprement dit, par exemple, la maîtrise du sujet en extérieur. Le comportementaliste et l’éducateur canin sont alors appelés à travailler ensemble pour le bien être de leurs clients. Ces deux métiers sont différents et complémentaires, dans certaines occasions. Double compétence ? Un comportementaliste peut proposer à ses clients des cours d’éducation canine, tout comme un éducateur canin peut proposer ses services en tant que comportementaliste. A la seule condition d’avoir suivi une formation sérieuse pour chacune de ces deux activités, car il ne suffit pas d’avoir de l’expérience au contact des chiens (même des années !) pour connaître tous leurs comportements et savoir les corriger. Accepterions nous l'idée qu'un professeur des écoles puisse se dise pédopsychiatre simplement parce qu'il côtoie des enfants depuis 20 ans, sans jamais avoir suivi de formation sur la psychologie de l'enfant ou de l'adolescent ? C'est pourtant bien ce que certains voudraient nous faire appliquer aux chiens.... Il est de la responsabilité de chaque professionnel de reconnaître ses compétences et les limites de ses interventions, devant des clients qui ne saisissent pas toujours ces nuances. Pour ma part, ayant suivi des formations me permettant de coupler les deux activités, je ne donne que très rarement des conseils en ce qui concerne les questions de comportement lors des séances d’éducation. Il ne parait pas sérieux ni professionnel de donner quelques recettes à l’emporte pièce entre deux leçons de « assis » et de « pas bouger ». Laurence Bruder Sergent, comportementaliste pour Santé Pratique Animaux de juillet 2004
NOVEMBRE 2007
Quelques règles
simples peuvent vous aider à prévenir les problèmes de
comportement, et à rendre votre relation harmonieuse : DECEMBRE 2008 Les règles à respecter en toutes circonstances, durant l'éducation de votre chien
Les règles à
respecter en toutes circonstances, durant l'éducation de votre
chien Laurence Bruder Sergent, comportementaliste FEVRIER 2008 LE DÉVELOPPEMENT DU CHIOT A la naissance : la maturation du système nerveux du chiot n’est pas terminée. Les fibres nerveuses vont progressivement s’entourer d’une gaine lipidique, la myéline, qui facilite le passage d’influx nerveux. La myélinisation des cellules nerveuses et des neurones permet la circulation de l’information jusqu’au cerveau. Cette myélinisation part du cerveau vers la moelle épinière (ce processus s’étend jusqu'à l’age de 6 semaines), c'est pour cela que les membres antérieurs réagissent avant les membres postérieurs (la myéline n’est pas encore arrivée à cette hauteur). Le fait que cette myélinisation ne se soit pas encore effectuée à la naissance handicape beaucoup le chiot : il est sourd, aveugle, et ne peut pas se déplacer. Petit à petit, (au fur et à mesure de la progression de la myélinisation), les informations transmises par le cerveau parviendront jusqu'aux membres, et il devient de plus en plus indépendant. Le cerveau atteint sa taille adulte vers l’âge de 6 semaines. Le développement comportemental du chien implique plusieurs types de comportements que l'on appelle "explorés" : locomoteur, exploratoire, sensoriel, alimentaire, éliminatoire, veille- sommeil : le comportement exploratoire : À partir de la 3 è semaine, avec l’apparition de la vision vers le 18 è jour, le chiot peut repérer et laper une nourriture liquide. Vers le 21è jour, il commence à s’orienter vers ses congénères, c’est le début d’une communication tactile 3ème à 7ème semaine : découverte intra spécifique (à l'intérieur de son espèce) et début interspécifique (avec les autres espèces) qui va décroître à partir de la 6è semaine (c’est donc à ce moment là qu’il faut lui présenter le plus d’espèces amies, pour qu'il ne craigne pas la nouveauté plus tard) Le comportement locomoteur : Dès la naissance, il peut bouger ses membres antérieurs, d’autant plus qu’il en a besoin pour se nourrir : pour téter, il utilise ses pattes pour « masser » les mamelles et en tirer du lait. Dès la fin de la 1ère semaine, début de la 2nde, ses membres postérieurs commencent à fonctionner Il peut s’asseoir entre 2nde et 3ème semaine Se tenir debout à partir de la 3ème ou 4ème semaine, puisque son système nerveux le lui permet Les capacités sensorielles : Elles concourent au bon équipement du chiot pour être autonome et découvrir le monde Dès la naissance, le chiot dispose du sens gustatif, il éprouve des sensibilités douloureuses et thermiques. Par contre, il est sourd (d’ailleurs, la mère n’émet pas de sons) Il est aveugle à la naissance jusque vers la fin de la 2nde semaine, début 3ème semaine -> ouverture des yeux et des oreilles (le bourrelet de peau qui recouvre l'oreille disparaît) Son odorat commence à se développer à la fin de la première semaine Le comportement veille-sommeil : il se décompose en 3 phases : sommeil calme, sommeil activé et activités De la naissance jusque vers la 3ème semaine, les périodes d’activités sont courtes, essentiellement consacrées aux tétées Le sommeil activé représente 90% de la période de sommeil. On observe de petites contractions des muscles et fibrillations au niveau de la face et des paupières Vers la 4ème, début 5ème, il est éveillé plus de 65% du temps Le comportement alimentaire : Le réflexe de fouissement apparaît dès la naissance (routing reflex) : le chiot enfouit le museau dans la main à la recherche de la mamelle Le réflexe de succion : en lui touchant les lèvres de l’index, il tète Vers l’âge de 6 semaines, il peut se nourrir comme un adulte (à partir de la 3ème, on peut commencer l’alimentation liquide en complément des régurgitations de la mère), et le sevrage total se fait vers la 7ème semaine Le comportement éliminatoire : la mère provoque l’élimination par massage du périnée et de l’abdomen, et elle absorbe les déjections pour garder le nid propre Élimination spontanée à partir de la 2ème semaine Attention, le sevrage ne signifie pas la propreté -> ce n’est pas parce que le chiot est sevré qu’il ne fait plus ses besoins dans son nid. La mère ne nettoie plus le nid quand le chiot mange une autre nourriture que son lait, il élimine alors n’importe où. Récapitulation : SEMAINE 1 : Période néo natale -> les chiots dorment en amas (en tas) Apparition du réflexe de frisson thermique -> les chiots dorment en parallèle SEMAINE 2 : ouverture des yeux entre le 10 è et le 14 è jour Apparition de l’audition entre le 14 et 21ème jour Apparition du réflexe de sursautement SEMAINE 3 : le chiot est attiré par la lumière et les sons Apprentissage de groupe = socialisation primaire Début de la phase de comportement d’investigation (23ème jour) Début du comportement de communication ( vocalises, jappements etc.) SEMAINE 4 : identification de l’environnement -> jeux, apprentissage Morsure inhibée (les cris du mordu font lâcher prise au mordeur) SEMAINE 5 : apprentissage de la hiérarchie par appréciation de gestion de l’espace et disponibilité de la nourriture (il peut manger quand untel a mangé) -> ce qui lui permettra plus tard d'évoluer avec ses congénères SEMAINE 6 : relations avec les autres espèces, attachement social aux êtres humains SEMAINE 7 : « meilleur » âge pour la séparation (si c’est un chien d’élevage, sinon pour un chien élevé dans une famille la séparation peut intervenir n’importe quand à condition qu’il ait eu des stimuli suffisants) (note IBF : interdiction pour un éleveur de céder un chiot avant 8 semaines) SEMAINE 8 : peur – identification – aversion => période très sensible SEMAINE 12 : comportement d’évitement -> conséquence de la peur -> identifier la peur et éviter ce qui la provoque Laurence Bruder Sergent, comportementaliste MARS 2008 Pourquoi fait-il des bêtises en votre absence? Beaucoup de propriétaires de chiens ont un jour fait l’expérience de retrouver des dégâts après une absence. Pour en comprendre les raisons, quelques notions d’éthologie (étude scientifique du comportement animal) sont nécessaires. Rappelez-vous les règles de hiérarchie abordées il y a quelques semaines dans les DNA : le chien fonctionne avec des rapports de dominants et de dominés. Les destruction Le dominant –idéalement le maître du chien- apporte nourriture, confort, et surtout sécurité à son groupe. Or, en son absence, le chien n’a plus son repère et peut éprouver de l’anxiété voire de la peur. Ces émotions sont très inconfortables, et ne doivent pas durer plus de quelques secondes. Afin de s’en débarrasser rapidement, il va rediriger son stress sur ce qui se trouve à sa portée : chaussures, journaux, meubles, tout ce qu’il peut attraper et détruire. Il ne faut pas y voir une volonté de vengeance de la part de votre chien –ce concept est humain et lui est totalement étranger-, mais un signe d’anxiété, d’insécurité, qu’il a évacué à sa façon. Lorsque vous rentrez chez vous plusieurs heures après, il est inutile de réprimander votre compagnon, car non seulement il n’a pas « fait exprès » comme vous le supposez, mais en plus, il a oublié depuis très longtemps son action, et ne comprend pas pourquoi vous êtes en colère contre lui. Pour éviter que votre chien ressente ce stress, source potentielle de dégâts, il existe plusieurs possibilités. L’une d’entre elles est de vous préparer rapidement, afin de ne pas laisser au chien le temps de s’apercevoir que vous partez sans lui. Il est également préférable de l’ignorer les quinze dernières minutes précédent votre départ, en évitant les jeux excitants ou les paroles à son attention (qui vous paraissent rassurantes mais ne font que l’inquiéter). La nourriture En plus des destructions matérielles, vous pouvez aussi parfois trouver des restes de poubelle déchiquetée. Quand vous êtes présent dans la pièce, le chien ne doit pas prendre la nourriture posée sur la table ou vider la poubelle sous vos yeux, car votre statut vous donne priorité à la nourriture. Il sait qu’en se servant sans l’accord du dominant, il risque une sanction. Si par contre vous êtes absent, dans son fonctionnement de chien, il a tout à fait le droit de se servir puisque la nourriture est disponible, et qu’elle n’est pas gardée. Ce n’est pas du vol de nourriture pour lui ! Pour nous humains, il peut paraître dégoûtant de faire les poubelles. Mais le chien, lui, est bien loin de nos considérations sociales, et sa perception des odeurs est différente de la nôtre. Pour lui, c’est une réserve de nourriture proche, alléchante, accessible, il lui paraît normal de se servir. Encore une fois, il est inutile de le punir si vous découvrez à votre retour qu’il a vidé la poubelle. Le mieux est encore la prévention, c’est à dire de mettre toute nourriture qui lui est interdite hors de sa portée. Votre retour à la maison se fera ainsi, non plus dans l’expectative des dégâts commis mais dans la joie de retrouver votre compagnon, qui lui, vous fait invariablement la fête. Laurence Bruder Sergent
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