Polémique autour d'une
euthanasie d'un bouvier
au refuge de la SRPA de Charleroi
Source : Dierengazet (25 février 2012)
La SRPA de Charleroi dépasse la mesure
CHARLEROI
Plusieurs personnes, y compris
deux comportementalistes canin, un vétérinaire et des experts, se
sont occupés du sort d'un bouvier des Flandres. Mme H. voulait
encore donner une chance à Gaon, un bouvier des Flandres, qui
était disponible à l'adoption au refuge pour animaux de Charleroi.
Les employés du refuge wallon lui avaient dit que le chien avait
été trouvé. Les tentatives pour retrouver le propriétaire du chien
grâce à sa puce électronique se sont révélées infructueuses. En
fin de compte, il semblera que le chien se retrouvait au refuge
suite à un abandon volontaire.
ADOPTION
Au cours de sa première visite à la SRPA de Charleroi, Mme H. a été
touchée par un bouvier, totalement négligée et craintif, un tas de
misères, visiblement dans la douleur quand il se déplaçait.
Pourtant, elle a réussi lors de 3 visites d'environ 40 minutes en
attendant patiemment devant sa cage, à gagner sa confiance et il
est venu doucement vers elle pour attirer son attention. Il a pris
quelques morceaux de poulet de ses mains et jamais le chien n'a
grogné. Depuis sa première visite, elle a remué ciel et terre pour
pouvoir offrir à Gaon («héros» en hébreu) un nouveau foyer. Mais
apparemment, selon le vétérinaire, le chien n'était pas adoptable
parce qu'il avait grogné, peut-être à cause de la douleur qu'il
ressentait, et il a été diagnostiqué comme étant « agressif ».
Après une semaine, la douleur avait visiblement disparu, et le
diagnostic était un peu plus modéré: « agressif par la peur ». A
partir de ce moment-là, le refuge n'a pas été très clair avec Mme
H. D'abord l'adoption était impossible, ensuite il y avait quand
même une possibilité d'adoption, peu après il n’y avait de nouveau
pas de possibilité d'adopter Gaon... Mme H. a maintenu sa position
et elle ne laissait pas la situation comme telle. Dans le passé,
elle avait déjà recueilli des chiens fort traumatisés et elle a
donc de l'expérience avec ces animaux pour savoir s'ils ont encore
une chance dans la vie et elle voulait absolument sortir Gaon de
ce refuge wallon.
BOUVIER IN NOT
Un appel à l'aide a été
fait à l'organisation allemande renommée "Bouvier in Not" qui a
également voulu adopter le chien. Il y avait aussi des contacts
avec Walter Lodewyckx, membre indépendant du consortium
flamand étudiant « la consanguinité et les maladies génétiques
chez les chiens de race », avec Rudy De Meester,
vétérinaire spécialisé dans la thérapie comportementale et Carl
Grooteboer, comportementaliste canin, qui ont été consultés
pour leurs conseils professionnels. Le vétérinaire De Meester
avait offert ses services pour évaluer le comportement
potentiellement agressif de Gaon aussi objectivement que possible.
MENSONGES
Malgré les efforts
considérables de la dame qui a voulu donner une autre chance à
Gaon, elle a été constamment trompée par le refuge. La femme a
reçu en permanence des informations contradictoires. Le refuge a
lamentablement échoué dans ses communications et dans sa raison
d'être: le sauvetage des animaux!
EUTHANASIE
Walter Lodewyckx a pris
contact avec le refuge le samedi, 25 février. Une collaboratrice
était formelle au téléphone: l'euthanasie n'aura PAS lieu ce jour.
Grâce à une tierce personne, Mr.
Lodewyckx a été mis au courant
que Gaon avait été euthanasié... Bien que la possibilité d'un
nouvel avenir était réservée à Gaon.
DDB - 26/02/2012
Source: www.dierengazet.be
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