I.B.F
INFOS BOUVIERS DES FLANDRES
POURQUOI I.B.F
Les motivations
Les souhaits
L'information
devenir membre
Le forum
La newsletter
L'ÉLEVAGE
Le standard
La dysplasie
Les cotations radio
Grille de sélection
Annotation pedigree
Test de campbell
Alimentation
Conseils véto élevage
Coin véto
UTILISATION
ring
Mondioring
Campagne
R.c.i
Pistage
Troupeau
Obéissance
Agility
Attelage
Canicross
Calendriers
LES EXPOS
Calendrier
Résultats
Préparer son chien
Les juges
Les abréviations

ACCUEIL CONTACT  ESPACE MEMBRES LIENS  ANNUAIRE IBF


 

Présidente et Co fondatrice de l'association Chiens d'Aujourd'hui et de Demain
Correspondante pour les Dernières Nouvelles D'Alsace, et le magazine Atout Chien
Adhérente au code de déontologie de la FEC : Fédération Européenne des Comportementalistes
Membre de la Société Française d'Etude du Comportement Animal (SFECA)
Membre de la Société Française de Cynotechnie (SFC)
Membre du MFEC (Mouvement Français des Educateurs Canins)
Auteur du livre "la cause des chiens", septembre 2006
son site : 
www.comportement-canin.com

chaque mois vous pourrez lire un article différent de Laurence Bruder Sergent

ce mois ci :
Konrad LORENZ, l'un des fondateurs de l'éthologie

 Au XVIIe siècle, Descartes pensait que l’animal était une machine dépourvue d’émotions.

A l’aube du XXe siècle, Pavlov faisait saliver ses chiens en déclenchant une sonnerie; parallèlement, des rats de laboratoire déambulaient dans les labyrinthes truqués des behavioristes.

Dans les années 1930, un jeune zoologiste, l’autrichien Konrad Lorenz, escorté d’une ribambelle de petites oies, balaya l’idée de l’animal-automate : l’animal n’était pas un simple objet mécanique, mais un être vivant qu’il fallait étudier dans son milieu naturel. Telle serait la base de l’éthologie, cette nouvelle discipline que Konrad Lorenz fonda et développa avec son collègue et ami hollandais Niko Tinbergen.

 Zoologiste, médecin, philosophe et écologiste, Konrad Lorenz, prix Nobel de physiologie et médecine en 1973, fut l’un des derniers grands naturalistes : il aimait vivre au contact des animaux et étudiait leur comportement sans se laisser pervertir par certains modèles métaphysiques de l’époque, tel l’anthropomorphisme (le fait de prêter les mêmes sentiments, comportements, moeurs humains aux animaux).

Fervent partisan de la théorie évolutionniste de Darwin et de la théorie de la connaissance de Kant, Lorenz interpréta ses observations dans un contexte plus général : les animaux, comme les hommes, possèdent dès leur naissance un savoir qu’on ne peut attribuer à leur propre expérience.

Ce savoir inné, poursuit Lorenz, a été sélectionné et perfectionné par l’évolution pour la survie de l’espèce. Dans les années 1960, l’éthologiste se transforma en un maître à penser, en gourou visionnaire de pensée critiquable qui mettait en garde les hommes contre la «domestication» et luttait pour la préservation de l’environnement. Il fut aussi un écrivain à succès, qui sensibilisa le public aux besoins des animaux et posa les questions de leurs droits et de leur protection.

Si Lorenz a emprunté de nombreux concepts à d’autres scientifiques, il les a assemblés en une synthèse remarquable, ouvrant de nouvelles perspectives sur l’étude des animaux. Sa pensée novatrice a vite fait de nombreux adeptes, et fut aussi sujette à de nombreux débats et polémiques. Certains de ces débats ont été dépassés, mais l’étude de la pensée de Lorenz reste incontournable à tous ceux qui veulent se consacrer à l’étude du comportement animal.

Écrire sur la vie et l'œuvre d'une personnalité aussi riche et complexe que celle de Konrad Lorenz expose inévitablement à la critique : des thèmes essentiels pour certains ont été omis ou développés de manière trop superficielle. D'aucuns jugeront la présentation des écoles classiques de l'étude du comportement, d'Ivan Pavlov au behavioriste Burrhus Skinner, trop caricaturale. D'autres me reprocheront d'avoir ignoré certains psychologues tel William McDougall, que Lorenz considérait comme un adversaire scientifique sérieux ; sa psychologie «intentionnaliste» ne m’a pourtant pas semblé jouer un rôle aussi important que celui qu’on lui a attribué à l’époque.

Considérez plutôt ce texte comme un témoignage personnel, guidé par les préférences et les limites de son auteur, un chercheur qui, pendant près de trente ans, s'est penché sur l'étude du comportement et, plus particulièrement, sur les travaux et les idées de Konrad Lorenz et de Niko Tinbergen. "Pour la science"

 

ARCHIVES de Laurence Bruder Sergent

ARCHIVES de Julie DELFOUR, ethologue ayant acceptée comme Laurence Bruder Sergent de faire paraître ses articles sur IBF

www.bouvier-des-flandres.com www.agility16.com